Pendant des années, les assureurs se sont plaints des faiblesses ou des lacunes du marché du progiciel, en nombre et en qualité des solutions proposées. Les principales offres étaient proposées par CIRCEA, PMS, Continuum autant d’éditeurs aujourd’hui disparus, Esquif est un des rares survivants. Certains n’y croyaient pas, et la majorité des DSI n’était pas fervente de ce type de solution, leur préférant des développements « maison » sur mesure. Mais les logiciels étaient-ils vraiment à la hauteur à l’époque ? La période de transition du mainframe à l’architecture distribuée ne se prêtait pas non plus à des choix qui auraient engagé les assureurs sur des produits développés avec des technologies dont la pertinence n’était pas toujours garantie. Le domaine de l’assurance est en soi beaucoup plus complexe à « progicialiser » qu’une comptabilité, une paie ou une gestion de stock. C’est la gestion du cas particulier qui en est la principale cause, mais également la force de « l’habitude ». On peut noter en regardant sur les sites Internet permettant la saisie ou la simulation en ligne, sur des produits de masse relativement standard comme l’automobile ou la MRH, les nombreuses différences dans les solutions proposées par les assureurs. Il y a peu ou pas d’homogénéité dans les processus, alors que le résultat est le même : des personnes, un risque, des garanties, des clauses, des primes. Les nombreuses réflexions menées en commun avec les assureurs et les informaticiens sur les architectures de SI Assurance telles qu’AIA d’IBM et bien d’autres, ont permis de modéliser les données et les processus et ainsi permettre aux éditeurs de commencer à proposer une offre correspondant à des standards admis.
Vers des solutions packagées Depuis quelques années on observe une ouverture notable, d’abord dans les domaines de la Vie avec Master A, Alis, AIA et de la Santé (Avt, Aneto, AIA) puis de l’Iard (ITN). Les lourds investissements consentis par la profession sur des projets dits « Pharaoniques » des années 1990 qui n’ont pas tous aboutis, le passage à l’an 2000 puis à l’Euro ont amené les directions générales à reprendre à leur compte les options stratégiques de l’informatique afin d’en maîtriser les coûts et les délais de mise en œuvre avec comme base les progiciels. Se faisant le relai des directions générales, les quelques départements de maitrise d’ouvrage constitués dans les années 1990 ont pris leur pleine mesure. Ils ont su faire évoluer les tendances de l’informatique vers des solutions packagées et convaincre les utilisateurs d’adopter une nouvelle démarche par analyse d’écart et non plus par une expression de besoins issue de leurs procédures existantes Une fois le progiciel choisi, le travail commence. Ce n’est pas uniquement le travail de l’éditeur, de la direction informatique et de quelques utilisateurs, mais un projet d’entreprise à part entière nécessitant des structures et des méthodes comme un projet classique. Il faut une maîtrise d’ouvrage forte, puisqu’elle aura à faire non seulement à la DSI et aux utilisateurs finaux, mais également à l’éditeur, voire à l’intégrateur. Elle doit rester maîtresse du projet (coordination, arbitrages fonctionnels, planning, budget) tout en favorisant le travail en équipe. La MOA doit être acquise au principe du progiciel, c’est à dire une utilisation la plus standard possible. Elle est la seule à pouvoir, d’une part, convaincre les utilisateurs qu’ils doivent faire évoluer leurs habitudes et ne pas s’arc-bouter sur des « on a toujours fait comme ça et » et d’autre part, contenir l’éditeur et l’intégrateur afin d’éviter qu’ils ne dérivent vers une personnalisation complexe et onéreuse. Un progiciel trop personnalisé cumule tous les inconvénients d’un système propriétaire et ceux du progiciel, sans compter les incertitudes sur la maintenance, le versionning... « Ne pas respecter le standard d’un progiciel reconnu quand il couvre nos besoins fonctionnels signifie soit qu’on est très novateur par rapport à la profession, soit qu’on est à côté de la profession » a signifié un jour un directeur général à ses utilisateurs. Connaissance des progicielsBien entendu, entre la vue partielle du progiciel qui a permis de faire le choix et ses réelles possibilités, il y a un écart. Un des objectifs majeur de choisir un progiciel est de diminuer les délais et donc les coûts par rapport à un développement interne. Une formation de la MOA au progiciel retenu est donc impérative afin qu’elle puisse mieux juger des écarts potentiels et mieux guider les utilisateurs dans les choix et options possibles : fonctionnement général du progiciel (fonctionnalités et articulation des fonctionnalités entre elles), possibilités du modèle de données ou de classes, surtout sur l’aspect « produit », liste et description complète des processus mis à disposition et possibilités de paramétrage, ouverture et limites du progiciel. La mise en place d’un progiciel ressemble en de nombreux points à celle d’un projet classique. Cependant, sur de nombreux points, les démarches sont différentes. Pendant les phases d’étude, on procédera par analyse d’écart entre les fonctionnalités proposées par le progiciel et les besoins de l’entreprise, puis rédaction des amendements et des adaptations nécessaires et suffisants et non par une expression des besoins ex nihilo. Pendant les phases de recette, la répartition entre les validations des fonctions de service et des fonctions métier, notamment sur les aspects de non-régression sont différenciées et particulières. Sur l’aspect architectural, une attention particulière doit être portée, avec la collaboration de l’éditeur, à la suppression du risque de non possibilité de montée de version du progiciel. Dans le domaine juridique, les adaptations du progiciel doivent également être examinées et arbitrées en tenant compte de cet aspect, en particulier pour bénéficier sans heurts des garanties de maintenance par l’éditeur. L’apport de CGSI L’objectif est d’intégrer le « fonctionnel » dans le progiciel : à ne pas confondre avec l’intégration technique d’un progiciel par la MOE, qui doit consister à définir et mettre en œuvre les interfaces entre le progiciel et le reste du SI. La connaissance des métiers, des progiciels du marché et du mode de fonctionnement de l’entreprise est une triple exigence pour y parvenir. La maîtrise des solutions du marché, l’intégration d’experts issus du monde de l’assurance ainsi que plusieurs expériences réussies ont permis à CGSI de développer une méthodologie Maîtrise d’ouvrage pertinente et efficace lui permettant de se positionner parmi les premiers cabinets spécialisés dans ce domaine d’intervention. Les progiciels dans le domaine de l’assurance étant arrivés à maturité, tant sur le plan technologique que fonctionnel, permettent aux entreprises d’avoir un choix ouvert et répondant globalement à leurs besoins. La nécessité d’une Maîtrise d’ouvrage forte et impliquée est d’autant plus souhaitable, voire impérative. Par ailleurs, une méthodologie spécifique à la mise en place d’un progiciel étant indispensable à la réussite d’un tel projet, les maîtrises d’ouvrage ont tout intérêt à s’appuyer sur un cabinet de conseil spécialisé dans ce type de démarche pour atteindre pleinement leurs objectifs. Article : Assurance et Informatique N°77 ( Janvier/Février 2006)
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Article : Santé & Technologies N°52 (Septembre/Octobre 2006)
Marketing et Assurance
CGSI-Consulting Orléans
Marc Nabeth rejoint CGSI-Consulting
Intervention de CGSI à la FFSA sur l'assurance l'innovation et transfert des migrants
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CGSI et l'assurance populaire au Maroc
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Création de CGSI MAROC
Sept.2010 : Micro Finance-Assurance : Social Business ou «Glocal» Market
Oct.2010 : Innovation et Mondialisation
09-11-10: Marc NABETH invité par l’émission de radio « 7 Milliards de voisins » sur RFI.
02-12-10: Conférence Actuariat Cnam: CGSI présente la microassurance et ses activités internationale
20-01-2011 : Intervention de CGSI auprès de la Commission du Développement Durable de l’AFA (L'Asso
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